Appel urgent de l’OIP

24 décembre 2007

Chers amis et proches,

Comme vous le savez, depuis près de douze ans, l’Observatoire international des prisons (OIP) apporte en France une contribution essentielle à la protection des droits de l’homme en menant une action intransigeante pour le respect du droit à la dignité des personnes détenues.

Aujourd’hui, alors même qu’une population de plus en plus nombreuse est reléguée derrière les barreaux, il est manifeste que les pouvoirs publics entendent « faire payer » à l’OIP ses prises de position dénonçant la politique pénale mise en œuvre par le gouvernement et ses conséquences sur les conditions de vie des détenus et le respect de leurs droits élémentaires. En effet, comme le relate l’article paru ce jour dans le Canard Enchainé (Pas un sou de Matignon pour les trublions des prisons, le 12 décembre 2007) – nous devons faire face à un scandaleux désengagement des pouvoirs publics dans le financement de l’OIP.

A très court terme, notre association risque de traverser une situation économique extrêmement préoccupante. La question de sa pérennité financière, donc de son existence, est même posée, car l’OIP ne dispose pas de réserves lui permettant de surmonter seul ce défi.

Dans ce contexte, vous comprendrez que nous avons besoin de vous, et tout particulièrement de votre soutien financier, même modeste.

Votre don peut être effectué de deux manières : soit en envoyant un chèque à l’adresse postale de l’OIP, soit par le biais du site www.oip.org. En tant que donateur, vous bénéficiez d’une déduction fiscale à hauteur de 66 % du montant de votre don dans la limite de 20 % de vos revenus imposables. A titre d’exemple, un don de 100 € avant le 31 décembre 2007 ne vous coûtera en réalité que 34 €. Un reçu fiscal vous sera adressé automatiquement.

N’hésitez pas à réacheminer ce mail auprès de vos amis et proches.

En vous remerciant chaleureusement,

Gabriel Mouesca (President), Patrick Marest (Délégué national) et Zina Rouabah (Secrétaire générale)

Contact: contact@oip.org

OIP section française, 31 rue des Lilas, 75019 Paris / tél : 01 44 52 87 90

Carnet de voyage

15 décembre 2007

De janvier à juin 2007, Pascale, Noélie et Aurélie ont créé et animé l’atelier Carnet de voyage dans les Maisons d’Arrêt de Perrache.

« Pendant six mois, chaque mardi, nous avons parcouru le globe avec des détenus de Saint-Paul et de Saint-Joseph. Lorsqu’un nouveau arrivait, les autres, les baroudeurs – ceux qui avaient déjà fait le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Arctique, les pays des chercheurs d’or, le Kenya, la Tanzanie, l’Inde, la Chine, le Tibet – lui présentaient l’atelier: «Ici, on voyage dans nos têtes…». » (Pascale)

L’atelier et son résultat – un recueil de poèmes, de croquis, de dessins, de nouvelles, de portraits, … – sont exposés au K-barré pendant tout le mois de décembre. Cette expo sera également d’une soirée, le vendredi 21 décembre à partir de 20h, avec une présentation de l’atelier, des lectures de textes de détenus, et une discussion sur l’incarcération.

Documents préparatoires pour le WERF

15 décembre 2007

Dans la perspective du WERF, voici quelques documents à potasser, dans la mesure des envies et des possibilités de chacun…

D’abord sur les Règles Pénitentiaires Européennes en général:

- le Passe-Muraille n°3 (mars-avril 2006), première publication des RPE en France.

- les RPE: la présentation, les règles et leur application.

- les propositions du Comité d’Orientation Restreint. 

- les chiffres de l’Administration Pénitentiaire pour 2007.

Puis sur certains thèmes:

- la présentation de l’EPM de Meyzieu

- le Projet de règles européennes pour les délinquants mineurs du Comité européen pour les problèmes criminels: recommandations et commentaires.

- la « Loi Perben 1 » du 10 septembre 2002, avec notamment la création des EPM.

- le communiqué du Ministère de la Justice du 29 septembre 2003, sur l’expérimentation des Unités de Vie Familiale (UVF).

- le dossier de la Documentation française sur les UVF.

Et quelques prises de position du Génépi (cf Guide Prison-Justice): 

- les Établissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM)  (2007)

- les récentes évolutions de la justice des mineurs (2007) 

- les relations familiales et la sexualité en prison (2007)

- le Génépi et l’Education Nationale (2001)

- la rupture du lien social et familial (2000)

- le corps en prison (1999)

- le traitement de la délinquance des mineurs (1999)

- la dignité, l’intimité (1998)

-  la toxicomanie en prison (1997)

- le maintien des liens familiaux (1996)

- la justices des mineurs (1996)

- l’hygiène et la santé en prison (1995)

- les relations parents-enfants dans les milieux carcéraux (1994)

- la sexualité en prison (1991)

- l’hygiène et la santé en prison (1989)

- les mineurs en prison (1988)

« Quelle alimentation dans les prisons? »

15 décembre 2007

Le samedi 24 novembre, l’émission « Ca se bouffe pas, ça se mange » de Jean-Pierre Coffe sur France Inter était consacrée à l’alimentation en prison. Elle a notamment donné lieu à une discussion entre quatre invités: Jérôme HARNOIS (Directeur de la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône), Gabriel MOUESCA (Président de l’Observatoire International des Prisonons), Ludovic LEVASSEUR (Médecin chef à la prison de Villepinte) et Antoine HENNEGRAVE (Représentant de la société de Restauration collective Elior-Avenance).
Cette émission peut préparer un des thèmes d’Assises de la région Est, « la nourriture en prison ».

Ecouter l’emission

Journée Prison Justice

11 décembre 2007

Le 1er décembre, le GENEPI organisait la «Journée Prison Justice»: journée nationale de formation pour l’ensemble des bénévoles de l’association, avec plus de 900 personnes présentes.

Lors de ce premier rassemblement national, les bénévoles ont pu rencontrer de nombreux intervenants, acteurs du monde carcéral: associatifs, membres de l’Administration Pénitentiaire, de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, magistrats, éducateurs, chercheurs,… .

Merci à tous les invités, en particulier à M. Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux, ancien président du Conseil Constitutionnel et membre d’honneur de l’association GENEPI.

Cette journée de formation était suivie de la Session Nationale d’ Orientation, « lieu d’information, de concertation et de réflexion« , « composé du bureau national, des délégués régionaux et des représentants des groupes locaux » (articles 32 et 33 des statuts).

La SNO a donné lieu à un vote sur l’organisation de la dernière formation. Les Assises du GENEPI se dérouleront à Clermont-Ferrand, les 29 et 30 mars 2008. Plusieurs thèmes y seront discutés afin de prendre position:

  • le populisme pénal (Grand Ouest)
  • l’expression collective des détenus (Est)
  • la cuisine en détention (Est)
  • les étrangers en milieu carcéral (Occitanie)
  • la délinquance sexuelle (Ile de France Centre)
  • le procès pénal (Ile de France Centre)

Enfin, le Printemps des Prisons, du 15 mars au 30 avril 2008, aura pour thème: « la prison, et après?« .

« Prisons : un rapport stigmatise à nouveau les pratiques de l’administration française »

11 décembre 2007

Le jeudi 6 décembre, Lemonde.fr publiait un article sur le dernier rapport du Comité de Prévention de la Torture (CPT), du Conseil de l’Europe.

 » « Traitement inhumain et dégradant. » Une nouvelle fois, le Comité de prévention de la torture (CPT) du Conseil de l’Europe stigmatise les prisons françaises. Dans son rapport, qui fait suite à des visites à l’automne 2006, le CPT s’inquiète principalement des conditions de santé, du placement à l’isolement, de la surpopulation carcérale. « 

Consulter l’article.

Consulter le rapport.

« Faites la lumière sur les morts en prison! »

8 décembre 2007

8 décembre: faites la lumière sur les morts en prison! Rendez-vous samedi 8 décembre 2007 à 18 heures, place Bellecour (sortie métro face rue Victor Hugo) pour aller ensemble se rassembler aux prisons Saint Paul et Saint Joseph de Lyon. Cela va faire la neuvième année…

Tous les trois jours, une mort violente en prison non élucidée, avec presque toujours un non-lieu judiciaire.

« Nous, habitant.es de ce pays, refusons de tolérer l’inacceptable dans un pays qui se prétend démocratique et républicain:

Dans les enceintes de la république sont déjà décédés des centaines de détenus, purgeant une peine ou en attente de leur procès, dans des conditions obscures, voire dissimulées, des dizaines de familles se battent pour que la responsabilité de l’état, quant elle est avérée, soit reconnue.

Nous qualifions de morts suspectes en détention les décès qui se produisent car les moyens ne nous sont pas donnés de faire la lumière sur les circonstances de ces décès. Nous qualifions de déni de justice les avortements systématiques d’enquêtes véritables et impartiales sur les circonstances de ces décès. Nous qualifions de complicité l’inaction des autorités à prendre des mesures immédiates, qui restituent leur droit fondamental à la dignité et à la sécurité des détenus.

Nous interpellons l’opinion sur la censure qui s’exerce quant on dénonce cette situation dont l’Etat est le premier agent. Les détenus restent des êtres humains qui purgent une peine et qui ont des droits. Laisser les détenus entre les mains d’une administration pénitentiaire qui les prive des soins médicaux nécessaires, des liens familiaux indispensables, et qui n’a pas les moyens de proposer des chances de ré-insertion, est un acte de complicité dans une situation qui pousse aux pires extrémités, et ce, en causant des dommages à l’ensemble de la société, en terme de récidive, de santé publique et d’équilibre social.

 

Tout ceci est inscrit dans une politique pénale exclusivement répressive et socialement ciblée…« 

Faites la lumière sur les décès en détention ! À la mémoire des disparus.

Contact: faiteslalumiere@no-log.org
Cet article a été publié sur le site rebellyon.info, le Génépi-Lyon ne fait que transmettre l’information.

Journée Parlement-Prison

25 novembre 2007

En France, tous les membres du parlement ont droit, du fait de leur mandat, à visiter les prisons. En effet, la loi du 15 juin 2000 dispose que “Les députés et les sénateurs sont autorisés à visiter à tout moment les locaux de garde à vue, les centres de détention, les zones d’attente et les établissements pénitentiaires.” (article 719 du Code de procédure pénale).

C’est pourquoi le Génépi organise la Journée Parlement-Prison le 19 novembre 2007: une journée de visite des établissements pénitentiaires par les parlementaires. Partout en France, tous les députés et sénateurs sont invités à exercer leur droit de visite dans les établissements pénitentiaires.

En effet, il est aujourd’hui impératif que les parlementaires se saisissent du débat sur l’évolution de la Justice pénale, en particulier en cette période d’activité législative soutenue (futur examen d’un projet de loi pénitentiaire, publication de la loi sur le contrôleur général des lieux de privation de liberté le 31 octobre dernier).

En 2000, une commission sénatoriale intitulait son rapport “Prisons : une humiliation pour la République”. Sept ans après, la situation a trop peu évolué. La prison est toujours aussi cloisonnée, elle reste loin d’atteindre l’objectif de la réinsertion des personnes incarcérées.

On espère donc que les parlementaires seront nombreux à participer activement à ce débat et à ce projet, le 19 novembre ou à tout autre moment dans l’année!

Début de réflexion…

19 novembre 2007

On en était resté à une vague idée, elle a suivi son cours. Non pas que tout le projet soit entièrement ficelé, loin de là, mais la réflexion commence.

Or donc, où en est-on? Le thème est fixé: les prisons en Europe. Pour ce faire, on regarde les législations et réglementations qui caractérisent les différents pays européens, et les systèmes pénitentiaires qui en découlent. On observe les régularités entre plusieurs pays et les spécificités de chacun. Le tout, en comparaison avec le cas de la France, à partir de l’application des règles pénitentiaires européennes (RPE).

Bien entendu, on ne peut pas travailler sur chacun des 25 pays européens. On doit alors choisir ceux qui nous semblent les plus significatifs, parce qu’ils sont représentatifs d’un phénomène ou d’une tendance plus large, ou parce qu’ils paraissent au contraire se distinguer et présenter des particularités. Le choix portera d’abord sur l’Europe, mais peu aussi s’ouvrir à d’autres continents.

On se donne alors trois axes principaux pour comparer la France carcérale avec le vaste monde:

 

  • la santé en prison (accessibilité aux soins et conditions sanitaires), et notamment les relations entre psychiatrie et incarcération.
  • la place laissée à la famille et le rôle de la sexualité en détention, avec l’exemple des unités de vie familiale (UVF).
  • la politique pénale des mineurs, en particuliers les conditions de détention spécifiques et les peines aménagées.

 

« Des deux côtés du mur »

12 novembre 2007

Durant la semaine du 5 au 9 novembre, France 3 Rhône-Alpes a diffusé chaque soir dans son édition régionale un reportage sur les prisons de la région de Lyon. Cette série de reportages, intitulée Des deux côtés du mur, a pour objectif de présenter les intervenants qui oeuvrent pour la réinsertion des détenus.

 

  • lundi 5 novembre: Philippe Etienne, aumônier catholique à la Maison d’Arrêt de Villefranche-sur-Saône.

  • mardi 6 novembre: Odile, visiteuse de prison à la Maison d’Arrêt de Villefranche-sur-Saône.

  • mercredi 7 novembre: Pascal Remy, enseignant à la Maison d’Arrêt de Villefranche-sur-Saône.

  • jeudi 8 novembre: la Maison d’Arrêt de Montluc.

  • vendredi 9 novembre: les ateliers de la Maison d’Arrêt de Villefranche-sur-Saône.

PS: désolé, les reportages ont disparu du site de France 3, donc les liens ne sont plus valables. Si quelqu’un retrouve ces reportages sur internet, merci de nous transmettre les adresses…

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