Archive de la catégorie ‘Actualité’

réunions d’information pour les futurs bénévoles à Grenoble

Jeudi 16 septembre 2010

le GENEPI Grenoble recrute!

deux dates à retenir:

- mardi 5 octobre à 16h à EVE (campus universitaire, arret de tram gabriel faur)

- lundi 11 octobre à 12h même endroit

 

nous serons également présents aux forum des asso du 28 au 30 septembre (chapiteau devant EVE).

nous contacter: genepigrenoble@gmail.com
 

Programme des JNP à Grenoble

Vendredi 20 novembre 2009

les Journées Nationales Prisons se dérouleront du 23 au 30 novembre (on déborde un peu des dates officielles), voilà le
- 23 novembre de 12h à 14h: stand d’information sur le campus de St Martin d’Hères, devant le batiment EVE (allée centrale, tram B et C arrêt Gabriel Fauré).

- 24 novembre à 20h: café-débat sur les longues peines au Lokal autogéré, 7 rue Pierre Dupont à Grenoble, arret vallier Jaurès.

- 30 novembre à 20h: ciné débat autour du film Prisons: la honte de la républiquede Bernard George à la salle Millet, 11 rue Millet à grenoble, arrêt de tram Victor Hugo.

Une analyse biopolitique de la « castration chimique »

Jeudi 19 novembre 2009

« Pendant que je suis mon protocole d’autoadministration de testotérone, plusieurs gouvernements européens, parmi lesquels le gouvernement français et le Généralité de Catalogne, étudient l’utilisation de techniques de « castration chimique » comme traitement pénal (plutôt que thérapeutique) des criminels sexuels (et particulièrement des pédophiles). L’intention du président français Nicolas Sarkozy, rendue publique le 21 août 2007, de créer une loi qui prescrive l’utilisation de thérapies de castration chimique pour les délinquants sexuels, est une étape franchie dans l’excalade des volontés politiques pour produire et contrôler la sexualité masculine. Quels sont les processus de transformation corporelle qu’entraîne réellement ladite castration chimique ? Quand, comment et sur quels corps a-t-on déjà utilisé des moyens similaires de gestion pharmacologique de l’identité ? Quelles sont les fictions politiques de la masculinité et de la féminité sous-jacentes à ce projet de loi, et quel type de sujet cherchons-nous à produire collectivement ?

« Fouillons dans nos archives pharmacopolitiques : la castration chimique consiste à administrer un cocktail plus ou moins chargé d’antiandrogènes, c’est-à-dire de molécules inhibant la production de testostérone. Si l’un des effets des antiandrogènes peut être la baisse du désir sexuel (considéré dans ce cas comme excitation et réponse érectile), on omet souvent de signaler que les effets secondaires de ces drogues sont : diminution de la taille du pénis, développement des seins, modification de la masse musculaire, accumulation des graisses dans la région des hanches. Appelons les choses par leur nom : il s’agit d’un processus de « féminisation hormonale ». Nous ne devrons pas nous étonner de découvrir que des substances aux effets antiandrogènes similaires sont utilisées (volontairement) par les transsexuels commençant un processus de féminisation et de changement de sexe.

« Malgré sa volonté renaturalisante, le régime pharmacoporno ne cesse de révéler ses fondations ultra-constructivistes. Explorant l’histoire politique de cette technique moléculaire, nous apprenons qu’il fut utilisé dans les années 50 dans le traitement répressif de l’homosexualité masculine : ce fut par exemple la thérapie appliquée par la justice anglaise à Alan Turing, un des inventeurs de la science informatique moderne. Accusé d’ »homosexualité, indécence grave et perversion sexuelle », il fut contraint de se soumettre à une thérapie hormonale. Signe d’une certaine confusion scientifique, le même médicament fait partie des recherches actuelles sur la « bombe gay », composé hormonal avec lequel l’armée américaine entend transformer ses ennemis en homosexuels.

« Ce que ces faits mettent en évidence, c’est que la castration chimique (ou plutôt la féminisation hormonale) est un dispositif visant moins à réduire les agressions sexuelles qu’à modifier le genre de l’agresseur présumé. Il convient de signaler que ces thérapies sont exclusivement pensées en fonction de la figure masculine de ce que Sarkozy appelle le « prédateur sexuel ». Pour châtier et contrôler la sexualité masculine, on la transforme symboliquement et corporellement en féminité. Ce qui aboutit à un double effet, que nous connaissons déjà : criminalisation politique de la sexualité masculine et victimisation de la sexualité féminine. »

Beatriz Preciado, Testo Junkie. Sexe, drogue et biopolitique, Paris, Grasset, 2008.

rentrée du genepi grenoble

Mardi 22 septembre 2009

Réunions d’information à Grenoble:

Nous recrutons nos bénévoles pour intervenir à la maison d’arrêt de Varces cette  année, si vous êtes interessés venez aux réunions d’information:

le 23/09 à 12h à EVE (sur le campus de Saint Martin d’Hères, avenue centrale)

le 5/10 à 13h à EVE

nous seront aussi présent au forum des asso (devant la BU droits-lettres) du 28/09 au 1/10

n’hesitez pas à nous contacter: genepigrenoble@gmail.com

Rentrée du GENEPI

Jeudi 17 septembre 2009

 

 

Comme vous, le GENEPI aussi fait sa rentrée. Voici les dates des réunions d’information, l’occasion de découvrir le monde prison-justice, l’association, et les nouveaux responsables de groupe :

 

MARDI 22 SEPTEMBRE 2009 DE 17h30  A 19H: LYON 2 QUAI SALLE GR06

 

MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2009 DE 13H A 14H: LYON 3 Salle 6 (manufacture)

 

MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2009 DE 18H A 19H: LYON 1 SALLE THEMIS

JEUDI 24 SEPTEMBRE 2009 DE 18 A 19H: LYON 2 BRON MAISON DE L’ETUDIANT salle polyvalente

VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2009 DE 13H A 14H: LYON 3 Salle 330 (manufacture)

La prison de Corbas pleine à craquer !

Jeudi 17 septembre 2009

Voici quelques informations récoltées sur la toute nouvelle prison de la région lyonnaise située à Corbas…

Le directeur de l’administration pénitentiaire se réjouissait le 4 mai 2009 lors du transfert des anciennes prisons St Paul, St Joseph et Montluc d’un nombre déjà impressionnant de détenus : « Nous disposons avec la maison d’arrêt de Corbas d’un outil extraordinaire : douche et interphonie dans les cellules. Mais aussi des ateliers pour le travail et des salles de sport. »

 

Or, ce n’est pas du tout le même son de cloche que l’on entend de la part des prisonniers et des visiteurs de prison !

 

La prison de Corbas est déjà en surpopulation complète. Il n’y a plus de cellules individuelles disponibles, et les matelas par terre sont de retour.

 

Les ateliers pour le travail ne fonctionnent que très peu, et les personnes emprisonnées ne gagneraient que 180 euros par mois. Certains détenus ne supportant plus d’être enfermés à ne rien faire passeraient à l’acte plus que dans les anciennes prisons et il y aurait eu de nombreuses tentatives de suicides. Pour les femmes elles n’auraient pas de cours, pas de formation possible et les seuls ateliers qui leur sont destinés sont la couture et le tricot. Les produits à acheter pour cantiner auraient des prix encore plus élevés que dans les autres établissements. Les bibliothèques ne seraient toujours pas en fonction car ils n’ont pas encore tout informatisé.

Article publié le 13 décembre 2009 sur Rebellyon.info.

 

Les portes de la nouvelle prison de Corbas ont du mal à s’ouvrir ou à se fermer, et c’est Eifage, l’entreprise privée qui gère la prison, qui est mise en cause. Le système informatique flanche trois mois après l’ouverture, et ces problémes de panne continuent, puisque la dernière en date s’est passée le vendredi 4 septembre. Que se passerait-il si un accident survenait de type incendie ou explosion, alors que les portes ne peuvent s’ouvrir ?

 

Il y aurait également un grave problème au niveau des transfèrements de prisonniers vers un centre de détention ou une centrale. En effet « l’orientateur » est décédé cet été et cela semblait être la seule personne qui s’occupait de cette fonction.

 

On dit que quatre personnes emprisonnées auraient la grippe A et seraient mises en quarantaine masquées. Les personnes derrière les murs seraient à bout et des bagarres seraient quotidiennes. Le quartier d’isolement serait à côté de la chaufferie, et le bruit serait insupportable.

 

Les parloirs des avocats qui servent aussi pour les visiteurs de prison sont fermés à clé à chaque visite, sans qu’on comprenne un tel dispositif. Il y a d’autre part beaucoup de problèmes avec les prises de parloirs pour les familles des détenu(e)s. Seules les personnes qui travaillent la semaine peuvent venir au parloir du samedi, elles doivent être munies d’un certificat de travail.

Le corps incarcéré

Mardi 23 juin 2009

Récit multimédia paru sur LeMonde.fr le 22 juin 2009.

Prisons de Lyon

Vendredi 1 mai 2009

Lyon Capitale propose un dossier spécial sur les prisons de Lyon :

« Les prisons insalubres de Saint-Paul/Saint-Joseph fermeront leurs portes dans les prochains jours. A l’occasion du transfert des détenus pour la nouvelle maison d’arrêt de Corbas, prévu pour ce week-end, LyonCapitale.Fr publie un dossier spécial sur ce nouvel établissement pénitentiaire.

A lire aussi dans notre mensuel du mois de mai, notre enquête “Les prisons vont-elles rester la honte de la France ? » dans lequel nous abordons largement le transfert vers Corbas mais aussi la controversée maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône ainsi que sur la loi pénitentiaire promise par Rachida Dati. »

Portfolio : les nouvelles prisons de Lyon, à Corbas, en images

Corbas : la nouvelle prison déjà dépassée ?  

Transfert des prisons à Corbas, Georges Boyer : « une opération extraordinaire » 

Entretien avec le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue

Vivre en prison

Lundi 20 avril 2009

Cette semaine sur France Culture, un dossier spécial sur la prison :

- des émissions : une série documentaire commentée en direct du local de « Radio Evasion », un atelier radio situé dans l’aile rénovée de Fleury-Mérogis (la tripale D2 inaugurée par Rachida Dati le 27 octobre 2008), des débats toujours depuis Fleury dans « Du grain à moudre ». Et bien d’autres programmes à découvrir ci-dessous.

- différentes interviews à propos de l’univers carcéral avec Omar Dawson et Karim Bellazaar, Ingrid Delabarre, Michel Goiset, réalisées pour Sur les Docks.

Ainsi que des documents, bibliographies, rapports…

Roanne : placé au mitard malgré un risque suicidaire manifeste

Dimanche 5 avril 2009

Communiqué de l’OIP, Lyon, le 1er avril 2009

 

 

 

La section française de l’OIP informe des faits suivants :

Une personne incarcérée au centre de détention de Roanne (Loire) a été maintenue quatre jours au quartier disciplinaire en dépit d’une fragilité psychologique patente, ayant avalé quelques jours plus tôt une lame de rasoir.

Le 26 mars 2006, la commission de discipline du centre de détention a décidé de placer F.B en cellule de discipline pour une durée de 13 jours, malgré le fait que celui-ci avait tenté de ce suicider quelques jours plus tôt. Une situation connue de l’autorité disciplinaire, puisque les pièces de la procédure rapportent que F.B. faisait état « beaucoup de problèmes familiaux » le poussant « à bout ». Il a fallu cependant attendre le 30 mars pour que la mesure soit levée, le médecin de l’établissement ayant constaté qu’elle était « de nature à compromettre la santé du détenu » selon les termes de l’article D. 251-4 du code de procédure pénale, qui impose dans ce cas la suspension du placement en cellule disciplinaire.

 

Interpellé par l’OIP le 27 mars au sujet de l’état de santé de F.B., la direction de la prison a confirmé que celui-ci avait, quelques jours plus tôt, « avalé une lame de rasoir », rendant nécessaire son «hospitalisation ». La direction a cependant justifié la sanction en expliquant que F.B. avait commis ce geste « pour échapper au quartier disciplinaire ». Cependant, en plus du placement pendant treize jours au mitard, la commission de discipline avait soumis F.B. à l’obligation de « suivre des soins auprès du psychiatre et des psychologues ». Selon l‘avocate ayant assisté F.B. devant la commission, F.B. avait l’air « de ne pas aller bien du tout » et était « absent », ce que « les surveillants du quartier disciplinaire avaient aussi remarqué ». En outre, dans les jours qui avaient précédé, F.B. avait adressé plusieurs courriers à Louis Mermaz, sénateur de l’Isère, pour faire état de sa détresse puis de son acte auto-agressif. Sollicité le 19 mars par le parlementaire, la direction de la prison avait alors répondu que les difficultés de F.B. étaient connues et qu’il était suivi par un psychiatre.

L’OIP rappelle :

que la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que le placement au quartier disciplinaire d’un détenu souffrant de troubles psychiques et suicidaire avait constitué un traitement inhumain et avait violé le droit à la protection de la vie (CEDH, Renolde c/France, 16 octobre 2008). La Cour avait souligné dans cette affaire que « le placement en cellule disciplinaire isole le détenu, en le privant de visites et de toute activité, ce qui est de nature à aggraver le risque de suicide lorsqu’il existe » ;

 

que la circulaire du 29 mai 1998 sur la prévention des suicides en prison met en garde les chefs d’établissement sur le fait que, « S’il est constant que certains actes auto-agressifs constituent, de la part du détenu, un moyen de pression par rapport à l’institution carcérale, il n’en demeure pas moins vrai que celui-ci, qui ne peut être présumé par l’administration, n’est pas exclusif d’une souffrance et d’un risque suicidaire sérieux. Vis à vis de l’institution pénitentiaire et plus globalement de l’institution judiciaire, l’acte auto- agressif peut être vécu comme le seul moyen de formuler une demande ou de s’opposer à l’autorité qu’elle représente » ;

 

que selon le rapport Professeur Terra sur la prévention du suicide des personnes détenues, publié en décembre 2003, « les détenus dont la crise suicidaire prend le masque de l’agressivité ne peuvent pas être mis au quartier disciplinaire sans risquer d’accélérer la progression de leur détresse ». Par ailleurs, le docteur Albrand, dont le rapport commandé sur le sujet doit être remis demain, a estimé dans un document d’étape rendu public en janvier 2009 qu’il est nécessaire de diminuer le recours au quartier disciplinaire « en privilégiant des mesures alternatives à la cellule disciplinaire, mais aussi en faisant des quartiers disciplinaires des lieux d’exécution d’une sanction plus humanisée ».

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