Archive de la catégorie ‘Evènements’

La prison dans la cité

Mercredi 5 novembre 2008

Rencontres & ciné-débats sur la prison

Expos et soirées-débat sur le monde carcéral, avec le GENEPI (Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées).

Une semaine d’information et de sensibilisation sur le monde de la prison est proposée du 19 au 23 novembre au café l’Antre autre (11, rue Terme 69001 Lyon, Métro Hotel de Ville).

Programme des interventions :

- mercredi 19 novembre, 20h : projection du film 9m² pour deux

- jeudi 20 novembre, 20h : forum associatif et débat sur les enjeux du bénévolat en prison

- vendredi 21 novembre, 20h : débat sur la santé en prison

- samedi 22 novembre, 20h : débat sur la citoyenneté en prison

- dimanche 23 novembre, 15h : projection du film Les résidentes

Une exposition sera présente toute la semaine, elle regroupera (entre autres) des productions des activités socio-culturelles faites avec des détenus de Perrache.

Le GENEPI-Lyon recrute ses bénévoles

Mercredi 24 septembre 2008

Le groupe GENEPI de Lyon organise son recrutement.

 

Pour les futurs bénévoles, la première étape consiste à assister à une réunion d’information.

 

Trois réunions sont organisées :

 

  • Jeudi 25 septembre, à l’université Lyon 2, 18 quai Claude Bernard

18 heures, salle BR 28

  • Lundi 29 septembre, à l’université Lyon 1

18 heures, salle PREFA P1

  • Mardi 30 septembre, à l’université Lyon 3, 15 quai Claude Bernard

12 heures, salle Appleton

Ces réunions seront l’occasion d’une présentation des problématiques liées à l’univers carcéral, des actions et de l’engagement au GENEPI. Elles permettront également de prendre rendez-vous pour la deuxième étape du recrutement…

Soirée d’information sur la maison d’arrêt de Lyon-Corbas

Mardi 16 septembre 2008

A 200 jours de la fermeture des prisons de Lyon Montluc, Saint-Paul et Saint-Joseph et de l’ouverture de la maison d’arrêt Lyon-Corbas, le Groupe local concertation prison de Lyon (GLCP) vous invite à une soirée d’information sur la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, la réalité carcérale en France et l’action des associations travaillant à Lyon en milieu pénitentiaire, le vendredi 10 octobre à 20h à la salle des fêtes de Corbas, place Charles Jocteur.

Avec la participation de M. Jérémie Bosse Platière, directeur adjoint aux prisons de Lyon, chef de projet opérationnel en charge de l’ouverture de la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas.

Association Nationale des Visiteurs de Prison – Companio – Croix Rouge Française – FARAPEJ (Fédération des Associations Réflexion Action Prison Et Justice) – GENEPI (Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées) – Auxilia – Association socio-éducative des Prisons de Lyon – San Marco – Secours Catholique (Caritas France) – Relais enfants-parents région lyonnaise – CIMADE (Comité inter mouvements d’aide aux déportés et aux exilés) – Aumôneries catholique et protestante.

Prenons nos prisons pour des réalités !

Lundi 9 juin 2008

Le GENEPI (Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées) vous invite le

 

SAMEDI 14 JUIN DE 18H À 22H

à la Péniche Alternat, sur le Port de la Gare à Paris, accès quai Francois Mauriac – 75013 Paris – Métro Quai de la Gare ou Bibliothèque François Mitterand, pour une soirée d’information et de sensibilisation sur la prison et la Justice pénale.Surpopulation, taux d’incarcération records, rétention de sûreté,contrôleur général, etc. Nous nous interrogerons sur la politique pénale actuelle et ses conséquences.Projection de films en plein air, stands d’information, reproduction d’une cellule de9m², expositions de photographies, fanfares,artistes de cirque, jongleurs, et autres animations diverses.

Contacts du GENEPI :communication@genepi.fr – 06 70 46 73 58

Journées de réflexions sur l’enfermement du 22 mai au 31 mai à Dijon

Mardi 20 mai 2008

Dans une société qui criminalise de plus en plus les individu-e-s et généralise l’utilisation de moyens de contrôle comme la biométrie, la vidéo-surveillance et le fichage ADN, la prison est considérée comme une entité nécessaire au bien être individuel et au bon fonctionnement de l’état. La seule critique possible des enfermements se cantonne alors aux seules thématiques de l’insalubrité et de la surpopulation carcérale. Refusant ce postulat de départ, nous avons organisé cette dizaine de jours à Dijon pour dénoncer les différents types d’enfermements (Centres de rétention administratives, établissements pénitenciaires pour mineur-e-s, hôpitaux psychiatriques, prisons…) re-questionner l’existence même des prisons et introduire des alternatives ou du moins des formes d’organisation face à la répression.

Programme du 22 au 31 Mai

 

  • Exposition de la CIMADE sur les centres de rétention administrative
  • Exposition Bienvenue en France sur les zones d’attentes. Bibliothèque universitaire droits-lettres, campus de l’université de Bourgogne

 

- jeudi 22 mai

  • 17h : conférence de Marc BERNARDOT autour des camps d’étranger-e-s. Il est professeur de sociologie à l’université du Havre et présentera son ouvrage Camps d’étrangers paru en mars 2008 aux Éditions du croquant. amphi EICHER, pole AAFE, université de bourgogne
  • 20h : restaurant vegan prix libre : Restaurant le piment d’où, 67 rue Jean-Jacques ROUSSEAU (date à confirmer)

- vendredi 23 mai

  • 18h : vernissage de l’exposition de la CIMADE sur les centres de rétentions (le lieu sera précisé ultérieurement)

- samedi 24 mai

  • 17h : carte blanche aux personnes du journal L’Envolée sur les thèmes abolitionisme/anti-carcéral et prisonnier-e-s de droit commun/prisonnier-e-s politiques, Cette discussion sera suivie d’un repas.
  • 21h : concert de soutien à la caisse anti-répression dijonnaise
    • Experimental ( hip hop de Lyon )
    • Singe des rues ( hip hop de Paris )
    • Ken park ( punk de Saint-Etienne )
    • sound system du Dr Larry

Le tout a lieu à l’espace autogéré des tanneries, 17 bd de Chicago

 

- dimanche 25 mai (date reportée )

  • 17h : lectures collectives sur l’enfermement, récits et témoignages d’expériences d’enfermement, espace autogéré des tanneries 15 bd de Chicago

- lundi 26 mai

  • 19h : conférence de Claude SIGALA autour de l’enfermement psychiatrique et ses alternatives. SIGALA est fondateur du lieu de vie alternatif le CORAL. Cette conférence est suivie d’un repas. Bistrot d’Icare,(lieu à confirmer)

- mardi 27 mai

  • 19h : Conférence de Jacques LESAGE DE LA HAYE : C’est quoi l’enfermement ? Qui est enfermé aujourd’hui ? et petit historique de l’enfermement (le lieu sera précisé ultérieurement)

- mercredi 28 mai

  • 19h : Conférence de Charlie BAUER précédée de la projection du film Censure espace autogéré des tanneries, 17 bd de Chicago

- jeudi 29 mai

  • 20h : projection du film Mutinerie et débat sur l’enfermement des mineur-e-s + petit apéro cinéma l’eldorado, 21 rue Alfred de Musset (heure à confirmer)

- vendredi 30 mai

  • 19h : soirée de présentation de différentes caisses de soutien anti-repressions ( Montpellier, Paris, Lyon… ) et de l’Anarchist Black Cross dijonnais. local libertaire, 61 rue jeannin

- samedi 31 mai

  • 21h : concert co-organisé avec le SCALP espace autogéré des tanneries, 17 bd de Chicago

Article publié le 12 mai sur Rebellyon.info.

Fête de l’Huma

Vendredi 16 mai 2008

Le Génépi participe à la Fête de l’Humanité en Rhône-Alpes, les 30 et 31 mai prochains. L’occasion de rencontrer des bénévoles de l’association, de découvrir le activités menées cette année dans les prison de Lyon et de la région, et plus généralement de découvrir le monde carcéral avec une cellule reconstituée, une exposition, des panneaux d’information, etc. 

Pour participer, l’entrée est à 12€ en prévente pour les deux jours. N’hésitez pas à nous demander! Et avec au programme:  

Vendredi 30 Mai :
18h rencontre débat « MAI 68! MAI 2008!,40 ANS APRES! » notament avec Louis Viannet et de nombreux intervenants
21h concert« DOKHANDEM«  ( proposé par l’association « jarringeffects » )
22h concert GADJO LOCO proposé par le bar associatif FURIB’ARTS, en acoustique au stand
22h30 concert M.A.P (MINISTERE DES AFFAIRES POPULAIRES)
24h fin de soirée

Samedi 31 Mai
12h concert groupe « RUE DES ARCHERS «  en acoustique (proposé par le bar associatif « Furib’art » )
Intervention de PATRICK LEHYARIC, directeur du journal l’Humanité
13h30-14h30 « DONIS-DONIS«  danses africaines avec des percussions
14h30-16h30 Débat contradictoire (thème en cours d’élaboration)
17h15-18h concert, chanteuse «  NAT « 
18h-18h45 rencontre-débat (thème en cours d’élaboration)
19h concert,groupe «  TALENS TRIO « 
20h30 concert, groupe «  LA RUE D’LA SOIF« 
22h concert, groupe » VERDENA «  groupe italien
23h30 groupe » DEPORTIVO  »
1h fin de la Fête

Toutes les informations pratiques, les programmes et les contacts sur le site de la Fête de l’Huma Rhône-Alpes.

Folies meurtrières

Jeudi 15 mai 2008

Folies meurtrières, rencontres avec des criminels dans un hôpital prison (diffusion le 26 mai à 20H40 sur France 5)
PARIS, 15 mai 2008 (AFP) – 15/05/2008 08h11 – Ce sont des schizophrènes ou des psychopathes, des criminels, parfois des meurtriers. Jugés pénalement irresponsables, ils sont internés dans un hôpital prison à Avignon, que la réalisatrice Agathe Lanté a filmé pour un documentaire intitulé « Folies meurtrières » pour France 5.

L’Unité pour malades difficiles d’Avignon (une des cinq UMD existant en France) est « un hôpital aux allures de pénitencier pour contenir des personnes devenues incontrôlables »", décrit la réalisatrice. Elle y a passé trois semaines afin « de donner la parole aux malades », explique-t-elle à l’AFP.

« On ne les entend jamais. La folie a toujours fait peur », souligne Agathe Lanté. Elle-même reconnaît avoir eu peur, le premier jour de tournage. Avant de se sentir plus en confiance. Des règles de sécurité ont été respectées tout au long du tournage: les portes des chambres où elle se trouvait avec son cameraman restaient ouvertes et ils étaient toujours accompagnés d’au moins un membre du personnel.

Surtout, très vite, elle a eu « de vrais échanges » avec certains malades. « J’ai fait de belles rencontres avec des personnes à la fois touchantes et criminelles », ajoute Agathe Lanté. Avec l’une d’elle, Chico, elle a passé des après-midi entières à discuter à la cafétéria de l’hôpital.

« Un soir, alors qu’il faisait la vaisselle, il s’est mis à parler du meurtre de sa femme, très +naturellement+ », se souvient-elle. Dans le documentaire, on voit Chico expliquer pourquoi il a tué son épouse, à coups de couteau: « Elle s’amusait à regarder d’autres personnes. Il y a des regards qui ne trompent pas. (…) Une voix dans ma tête a dit « oui ». J’ai fait confiance en la voix et je l’ai tuée », raconte-t-il.

La réalisatrice a également suivi Karim. Il a étranglé sa compagne, âgée de 28 ans. En première instance, il avait été jugé irresponsable. Une décision inacceptable pour la famille de la victime et le parquet général, qui a fait appel. Le procès pose la question cruciale du discernement de Karim au moment des faits.

Le film donne à voir la douleur de la famille de la victime. « Vous voulez que je me fasse passer pour une folle ? Que j’aie une bouffée délirante ? », hurle la mère en marge du procès.

« Vous vous rendez compte, quand on tue votre fille et que (le meurtrier) est acquitté », crie la mère. « Il y a des malades psychiatriques, mais lui non », croit-elle savoir. Un jugement partagé par le tribunal puisque Karim sera finalement condamné à 17 ans de prison.

Le documentaire a été tourné au moment du débat sur l’irresponsabilité pénale, souligne la réalisatrice. Il a été suscité par le non-lieu psychiatrique requis contre l’auteur présumé du meurtre en 2004 de deux infirmières dans un hôpital psychiatrique de Pau.

Depuis avril 2008, une loi institue une audience publique pour les déclarations d’irresponsabilité pénale en cas de trouble mental.

La réalisatrice n’entend pas prendre position avec ce documentaire. En revanche, elle estime que « ça n’a aucun sens de juger quelqu’un qui n’a pas conscience de l’acte commis ».

Tournoi de foot

Mardi 13 mai 2008

Le Génépi organise un tournoi de foot!

 

 

Le 25 mai à 13h30, à la Doua, T1 arrêt Lyon1, stade UFR STAPS:

 

 

Dans le cadre du Printemps des Prisons, le GENEPI organise un tournoi de foot. Seize équipes, sept joueurs par équipe, des lots à gagner. Et du théâtre, une fanfare, des expos seront au programme.

Participez au tournoi pour 3€ ou venez à la rencontre des génépistes.

 

Contact : Amandine, agautier2002@yahoo.fr ou 06.76.45.87.15

N’hésitez pas à diffuser le fly du tournoi.

«Respecter le « numerus clausus » contre la surpopulation carcérale»

Jeudi 8 mai 2008

NumeruscircusLa Campagne «Trop c’est trop», qui a été lancée depuis Lyon voilà près de deux ans, se bat contre la surpopulation carcérale, en exigeant le respect du numerus clausus. Elle organise une soirée ce lundi aux Bouffes-du-Nord à Paris. Cela s’appelle Numerus circus, avec des artistes comme les Têtes raides, Lo’Jo,  Bertrand Tavernier, Marc Perrone, etc (1). Bernard Bolze, coordinateur de la campagne, explique le combat de cette dernière, et la faiblesse des mobilisations politiques rencontrées…

 

Comment résumer le combat mené par la campagne «Trop c’est trop» depuis janvier 2006 ?

 

C’est une campagne menée spécifiquement ­contre la surpopulation carcérale, en demandant le respect du numerus clausus, nombre clos, arrêté, pour chaque prison. Le terme a l’inconvénient de ne pas être compréhensible pour tout le monde, mais on peut le résumer ainsi : dans une place, une personne. C’est le droit à l’encellulement individuel, pour ceux qui le souhaitent. Cet angle d’attaque précis et ponctuel ne prétend pas traiter de l’immensité des problèmes qui se posent à la prison. Mais si le numerus clausus était respecté, un problème important serait réglé.

 

Cela peut aussi constituer un encouragement à construire de nouvelles places?

 

Il y a trois façons de faire respecter le numerus clausus. En limitant les incarcérations lorsqu’il n’y a plus de place. En faisant sortir des détenus proches de la fin de leur peine, par l’aménagement, souhaitables pour les victimes puisque les sorties sèches favorisent la récidive. Enfin en construisant d’autres prisons. Mais nous nous opposons à la construction de nouvelles places, nous avons toujours été clairs sur ce point. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas remplacer les prisons les plus vétustes.

 

La campagne dure depuis plus de deux ans. La soirée d’aujourd’hui correspond-elle à une échéance précise ?

Oui, celle du 15 juin 2008. Au départ, les parlementaires avaient décidé, en 2000, qu’au 15 juin 2003, l’encellulement serait individuel. Puis, le 12 juin 2003, la France, prétextant n’avoir pas eu le temps de s’y préparer, l’échéance a été reportée au 15 juin 2008. Nous craignons que cette fois-ci encore, à la faveur d’un vote nocturne, il y ait un report. Ce ne sera jamais le bon moment pour faire appliquer le numerus clausus. Il n’y aura jamais assez de place. Donc le bon moment, c’est maintenant. Il faut une forte mobilisation, une forte attention publique, pour exiger cela.

 

Quels soutiens politiques avez-vous trouvés sur cette question ?

 

L’idée de la surpopulation carcérale et de ses effets est devenue un lieu commun, une réalité sue de tous, et rappelée régulièrement dans les médias. Mais elle n’envahit pas le quotidien, elle ne s’impose pas comme prioritaire. Peut-être parce qu’elle ne touche la société qu’à sa marge. Nous avons reçu beaucoup de soutiens politiques cependant. Ceux de Marielle de Sarnez (Modem), de Dominique Strauss-Khahn (PS), de Julien Dray (PS), de Christine Boutin (UMP), du Parti communiste, des Verts. Mais les élections se gagnant désormais sur des thématiques sécuritaires, nous n’avons pas réussi à faire vivre ce combat ces derniers mois. Pendant les présidentielles, la gauche a été très timorée sur cette question. La candidate Ségolène Royal a été abreuvée d’informations sur cette question, mais elle l’a délibérément laissée de côté . Elle n’a répondu à aucune de nos sollicitations.

 

Il y a cinq ans, votre campagne sur la double-peine avait réussi à convaincre Nicolas Sarkozy de faire voter sa quasi-disparition de la double peine. Quel écho avez-vous rencontré cette fois de l’Elysée ?

 

Il y a eu, je crois, une vraie perspective d’être entendu par l’équipe de Sarkozy, dans les huit ou dix premiers mois. Nous avions de bons contacts. Avant Noël, nous avons cru qu’il y avait la possibilité qu’il réalise un coup politique, comme il l’avait fait avec la double peine. Durcir la législation, avec notamment les peines plancher, et en même temps prendre la gauche de vitesse sur une question qu’elle aurait dû régler depuis longtemps. A présent, nous sentons que c’est trop tard. Le degré de déception dans l’opinion et surtout chez les parlementaires UMP est si fort, la défaite aux municipales si magistrale, qu’il n’osera plus franchir ce pas. Fragilisé, il ne peut réagir qu’en mettant la barre tout à droite.

 

 

Propos recueillis par Ol.B., article paru sur LibéLyon.fr.

(1) Nunerus Circus : Bouffes du Nord. 37 bis, Bld de la Chapelle, 75010 Paris. 20h. 14 euros. Le site de la campagne : www.tropctrop.fr

 

Dans la colonie pénitentiaire, Philipp Glass

Jeudi 8 mai 2008

Avant l’ouverture de la prison de Corbas, l’Opéra de Lyon a programmé avec le SPIP (Service pénitentiaire d’insertion et de probation) dans les bâtiments de la nouvelle prison plusieurs représentations d’un spectacle, du 23 janvier au 4 février 2009. Il s’agit de In the penal colony, un opéra de chambre de Philipp Glass inspiré  de la Colonie pénitentiaire de Kafka.

L’objectif déclaré est de présenter au public la nouvelle Maison d’arrêt de Lyon, en remplacement de celles de Saint Paul, Saint Joseph et Montluc. Les spectateurs sont ainsi sensés suivre le parcours des familles qui rendent visite aux détenus en parloir, et par là-même de découvrir le monde carcéral de l’intérieur à l’occasion d’un spectacle.

Par ailleurs, comme plusieurs institutions culturelles de Lyon et de la région, l’Opéra de Lyon intervient en prison, au centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier. Des activités artistiques sont menées par des musiciens et des chanteurs de l’Opéra à destination des détenus, ainsi que des spectacles pour faire découvrir les spectacle de l’Opéra. Ces activités sont menées notamment en collaboration avec GFC construction (Bouygues), qui participe également à  la construction d’établissements pénitentiaires (en particulier le centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse).

Si les actions culturelles en détention ne sont pas spécifiques à l’Opéra, il convient néanmoins de reconnaître l’utilité de ces projets pour les détenus. Ce qui n’empêche pas de se poser des questions sur les positions de certains acteurs de ces programmes. En revanche, la présentation d’un établissement carcéral comme lieu de spectacle est tout à fait contestable, tant du point de vue de l’efficacité (pour faire découvrir la vie en détention à un public non averti) que de la légitimité (en présentant une création artistique dans une institution judiciaire de privation de liberté).

Le partenariat de l’Opéra avec le centre pénitentiaire. 

Le spectacle de l’Opéra dans la prison de Corbas.

Les projets de GFC construction . 

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